Echelles de niveaux et typologie des publics
A- Le cadre européen commun de référence pour les langues
B- Les niveaux A1.1 pour le français
C- Le référentiel pour la formation linguistique de base : Typologie des publics FAS / ANPE Paris
A - CADRE EUROPEEN COMMUN DE REFERENCE POUR LES LANGUES
Niveaux communs de compétences – Échelle globale (Conseil de l’Europe 2001 : 25) http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/source/Framework_FR.pdf (consulté le 16/09/09)
C2 Maîtrise :
Peut comprendre sans effort pratiquement tout ce qu'il/elle lit ou entend. Peut restituer
faits et arguments de diverses sources écrites et orales en les résumant de façon cohérente. Peut s'exprimer spontanément, très couramment et de façon précise et peut rendre distinctes de fines
nuances de sens en rapport avec des sujets complexes. Peut comprendre une grande gamme de textes longs et exigeants, ainsi que saisir des significations implicites.
C1 Autonome :
Peut s'exprimer spontanément et couramment sans trop apparemment devoir chercher ses mots. Peut utiliser la langue de façon
efficace et souple dans sa vie sociale, professionnelle ou académique. Peut s'exprimer sur des sujets complexes de façon claire et bien structurée et manifester son contrôle des outils
d'organisation, d'articulation et de cohésion du discours.
B2 Avancé ou utilisateur indépendant :
Peut
comprendre le contenu essentiel de sujets concrets ou abstraits dans un texte complexe, y compris une discussion technique dans sa spécialité. Peut communiquer avec un degré de spontanéité et
d'aisance tel qu'une conversation avec un locuteur natif ne comportant de tension ni pour l'un ni pour l'autre. Peut s'exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets,
émettre un avis sur un sujet d’actualité et exposer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités.
B1 Niveau seuil :
Peut
comprendre les points essentiels quand un langage clair et standard est utilisé et s'il s'agit de choses familières dans le travail, à l'école, dans les loisirs, etc. Peut se débrouiller dans la
plupart des situations rencontrées en voyage dans une région où la langue cible est parlée. Peut produire un discours simple et cohérent sur des sujets familiers et dans ses domaines d'intérêt.
Peut raconter un événement, une expérience ou un rêve, décrire un espoir ou un but et exposer brièvement des raisons ou explications pour un projet ou une idée.
A2 Intermédiaire ou de survie :
Peut
comprendre des phrases isolées et des expressions fréquemment utilisées en relation avec des domaines immédiats de priorité (par exemple, informations personnelles et familiales simples, achats,
environnement proche, travail). Peut communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu'un échange d'informations simple et direct sur des sujets familiers et habituels. Peut
décrire avec des moyens simples sa formation, son environnement immédiat et évoquer des sujets qui correspondent à des besoins immédiats.
A1 Introductif ou de découverte :
Peut comprendre et utiliser des expressions familières et quotidiennes ainsi que des énoncés très simples qui visent à satisfaire des besoins concrets. Peut se présenter ou présenter quelqu'un et poser à une personne des questions la concernant – par exemple, sur son lieu d'habitation, ses relations, ce qui lui appartient, etc. – et peut répondre au même type de questions. Peut communiquer de façon simple si l'interlocuteur parle lentement et distinctement et se montre coopératif.
Descripteurs de la compétence de communication au niveau A1.1 (Beacco, Ferrari, Lhote,
Tagliante, 2005 : 57-59)
I. Caractérisation globale
Au niveau A1.1, les descripteurs globaux de
compétences retenus sont :
L’apprenant/utilisateur :
- peut comprendre quelques expressions familières et quotidiennes utilisées dans des situations de communication très récurrentes ainsi que des énoncés très simples visant à satisfaire certains
besoins concrets de la vie sociale ; il peut en utiliser certains ;
- peut s’identifier et répondre à des questions concernant, par exemple, sa nationalité son âge, son état civil, sa profession, son lieu d’habitation… et, éventuellement, poser lui-même des
questions de ce type à quelqu’un de non totalement inconnu ou dans une interaction administrative ou de service prévisible ;
- peut participer à une interaction ordinaire, au moins partiellement, au moyen d’énoncés simples (centrés sur un ou deux mots), en ayant aussi recours à sa langue première ou à d’autres langues
acquises, si l’interlocuteur parle lentement et distinctivement et se montre coopératif et bienveillant.
II. Les composantes de la compétence de communication
La composante linguistique
L’utilisateur/apprenant
Etendue linguistique générale : Possède quelques mots et expressions simples lui permettant de donner un nombre limité d’informations
ordinaires sur lui-même et sur des besoins de type courant.
Etendue du vocabulaire : Possède des mots isolés, disparates et ne constituant pas un répertoire, ainsi qu’un nombre limité d’expressions
relatives à des situations concrètes ordinaires et récurrentes qu’il peut identifier.
Maîtrise du vocabulaire : Pas de descripteur
disponible.
Correction grammaticale : Perçoit la variabilité morphologique et certaines combinaisons syntaxiques mais n’en a aucun contrôle, sauf pour
des structures syntaxiques (sentence pattern) de l’oral (moi, je… : moi, le pain, j’aime ça…) et/ou de
formes fléchies entrant dans des énoncés non analysés et mémorisés.
Maîtrise du système phonologique : Prononce un nombre très limité de mots mémorisés ou d’expressions de manière compréhensible, avec quelque
effort, pour un locuteur natif habitué aux locuteurs du groupe linguistique de l’apprenant/utilisateur.
Maîtrise de l’orthographe : Peut copier des mots familiers, par ex. le nom des objets quotidiens, le nom des magasins. Peut épeler
partiellement son prénom, son nom, celui de sa rue, de sa ville de résidence, de sa ville natale… Peut copier des dates, des heures, des prix…
La composante sociolinguistique
L’utilisateur/apprenant
Correction sociolinguistique : Peut établir un contact social élémentaire en utilisant des formes de politesse comme :
« bonjour », « bonsoir », « au revoir », « s’il vous plaît », « merci », « pardon ».
La composante pragmatique
L’utilisateur/apprenant
Cohérence et cohésion : Peut relier des mots ou des groupes de mots avec et.
Aisance à l’oral : Peut produire des énoncés très courts (centrés sur des substantifs ou des adverbes), isolés, généralement formulaires ou
mémorisés, formulés avec de nombreuses pauses ; peut manifester qu’il cherche à remédier aux difficultés rencontrées dans la communication par des mimiques et/ou le recours à la langue
première ou à une autre langue de son répertoire et. Ou en sollicitant l’aide de l’interlocuteur.
III. Les différentes formes de la
communication
La réception orale (ou compréhension orale,
écoute)
L’utilisateur/apprenant
Peut comprendre à l’oral des annonces publiques (horaires, départ/arrivée…), des instructions/directives prévisibles, des messages enregistrés standards, des informations répétitives (météo,
consignes pédagogiques…)…, en particulier si les conditions d’écoute sont bonnes (absence de bruts, de musique…), si les messages sont prononcés lentement et/ou distincetement, sont illustrés
(cartes, schémas, images…) ou doublés par de l’écrit et s’ils sont répétés.
La réception écrite (ou compréhension écrite, lecture)
L’utilisateur/apprenant
(Lire pour s’orienter ou s’informer) : Peut reconnaître des noms, des mots ou expressions les plus courants dans les situations ordinaires de la vie quotidienne (signalétique,
indications manuscrites doublées d’icônes, prix, horaires…)
Peut, dans un texte court, repérer et comprendre des données chiffrées, des noms propres et d’autres informations visuellement saillantes.
Peut identifier globalement (à leur aspect, leur typographie, leur localisation…) la fonction de certains textes ordinaires de l’environnement quotidien ou du milieu scolaire et anticiper
partiellement sur leur contenu possible.
L’interaction orale (ou parler avec quelqu’un)
L’utilisateur/apprenant
Peut interagir dans le cadre que quelques échanges suivis ; la réussite de la communication dépend de répétitions (avec débit « pédagogique » plus lent), de la reformulation à
charge de locuteurs « natifs » compréhensifs et habitués à la communication avec un locuteur non natif.
Dans ce type d’interaction, l’apprenant/utilisateur est capable :
- d’utiliser des expressions élémentaires de salutations et de congé ;
- de répondre à des questions simples et d’en poser certaines ;
- de comprendre, accepter/refuser et exécuter des instructions standards et attendues ;
- de demander à quelqu’un de ses nouvelles et réagir, ou vice-versa, de manière conventionnelle ;
- de demander des objets/des services simples à autrui et lui en donner/rendre, en se débrouillant, en particulier avec les nombres, l’argent et l’heure…
L’interaction écrite (ou écrire à quelqu’un, production écrite, expression
écrite)
L’utilisateur/apprenant est capable :
- de recopier des mots ou des messages brefs, écrire des chiffres et des dates… ;
- de reconnaître différentes formes de graphies : caractères imprimés, scripts, majuscules, graphies manuscrites lisibles, peu lisibles… ;
- de donner des informations relatives à son identité, état civil… telle que : nom, nationalité, adresse, âge, date de naissance, situation de famille… (dans des questionnaires, ou des
formulaires, de type administratif, en particulier) ;
- de transcrire sous la dictée ou en autodictée des écrits cours (mots, adresse, chiffres, noms…) avec une transcription phonétique suffisante mais dont l’orthographe peut être défaillante. Ces
écrits sont destinés à sa propre relecture
Messages et correspondance : Peut écrire un message informatif simple relatif aux activités de la vie quotidienne (par ex., messages, vœux…) comportant éventuellement aussi quelques détails
personnels (pour la correspondance)
Typologie des publics FAS / ANPE Paris (FAS 1996 (2) : 11)
« Le repérage des
publics pour chaque dispositif et chaque niveau s’appuie sur
- Les capacités à s’exprimer en français
- les capacités en lecture / écriture
- La scolarité
Le critère de la scolarité permet de distinguer l’alphabétisation du FLE. Reste cependant une interrogation sur le niveau de scolarité qui délimite le FLE : une scolarisation au niveau
primaire se retrouve à la fois en alphabétisation et en FLE. » (FAS 1996 (2) : 8)
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BESOINS EN FRANCAIS |
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A- PUBLIC NE POUVANT PAS COMMUNIQUER EN FRANÇAIS (ET FAUX DEBUTANTS) |
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A1 |
Ne parle pas, ne
comprend pas le français (ou quelques mots isolés) |
ORAL DE BASE
– |
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A2 |
Ne parle ni ne
comprend le français (ou quelques mots isolés) |
FLE DEBUTANT I |
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A3 |
Ne parle ni ne
comprend le français (ou quelques mots isolés) |
FLE DEBUTANT II |
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B – PUBLIC POUVANT COMMUNIQUER EN FRANCAIS ORIGINAIRE OU NON DE PAYS FRANCOPHONES |
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B1 |
Comprend et se
fait comprendre en français |
ALPHABETISATION |
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B2 |
Comprend et se
fait comprendre en français |
POST – ALPHABETISATION |
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B3 |
Parle très bien
français, mais en général autodidacte |
PRE-FORMATION |
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B4 |
Comprend et se
fait comprendre en français |
FLE INTERMEDIAIRE |
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B5 |
Connaît les bases
du français oral et écrit |
FLE PERFECTIONNEMENT |